Des récits sur celles et ceux qui font vivre la culture culinaire de Marseille et de la Provence.
№ 01
Bouillabaisse Turfu
Il y a 3 ans, Christian Qi ouvre Bouillabaisse Turfu à deux pas du Vieux-Port. Il y propose quotidiennement une bouillabaisse différente pour 15 €, selon la pêche du jour. En travaillant avec des scientifiques locaux, Christian promeut une cuisine et une consommation responsables, adaptées aux espèces de poissons disponibles.
Juan Pulgarin a ouvert El Barrio dans le quartier de Noailles il y a deux ans. Il manquait, selon lui, un lieu représentant la culture latino-américaine au cœur de Marseille, capable de rassembler la diaspora. Pour Juan, c'est par la culture que les traditions perdurent. Ce Colombien, expert en café de spécialité, importe et torréfie lui-même ses grains, qu'il adapte au palais français — illustrant la dualité qu'il porte au quotidien.
Charcutier, traiteur de père en fils. Tout est dit sur la devanture de la maison Au Grand Saint-Antoine, fondée en 1924. En plein cœur de Noailles, place des Capucins, Yves Baussens revendique être l'un des derniers charcutiers à faire du 100% fait maison. Pour lui, la revente a tué le métier à partir des années 70. Cependant, il croit en l'avenir de la profession, malgré sa pénibilité, avec son fils Emmanuel qui a repris l'entreprise familiale.
Géraldine Hazebrouck cultive 4,2 hectares de maraîchage diversifié en bio à Saint-Martin-de-Crau. L'une des rares en France à pratiquer l'agroforesterie sur une aussi grande surface, elle distribue sa récolte aux particuliers sur des points de vente à Marseille, via des réseaux d'AMAP.